Réforme de la notion de Propriété Privé, en ce qui concerne le foncier et l'immobilier.
Telle que définie actuellement, la propriété privée est la principale source d'inégalité et de misère.
L'accès à la terre et à ses ressources étant une nécessité vitale pour tout individu, toute contrainte pour l'accès au minimum vital est contraire aux concepts de "Liberté, Egalité, Fraternité" (voire aux droits de l'homme) :
C'est l'inégalité à la naissance, car si vos parents ne possèdent pas propriétés, vous serez au service et sous le joug des possédants.
C'est l'absence de fraternité, car les possédants veulent conserver leurs propriétés, si possible en les augmentant, et les transmettre en exclusivité à leur descendance.
C'est l'absence de liberté pour celui ne possédant pas qui est soumis pour pouvoir vivre, et la liberté du possédant d'exploiter celui qui n'a pas de terre.
C'est un fonctionnement "Seigneurial".
Il a bien sûr dérivé vers la propriété de l'outil de travail, tout cela sur la base des capitaux financiers, puis des actions.
Mais c'est encore bien visible dans les territoires d'outremer, ou les descendants des colons possèdent encore les terres, et les indigènes en sont démunis.
La base fondamentale de l'égalité serait pour moi la révision du droit de propriété (je vois d'ici les hurlements !)
La terre, sur laquelle nous ne faisons que passer un temps infime ne serait-ce que par rapport à la vie de l'humanité ne peut en aucun cas nous appartenir.
La propriété de la terre que l'homme s'est arrogé, accentué par la notion d'héritage, n'est qu'une usurpation au détriment de la nature même et des générations suivantes en particulier.
Ma proposition :
Concept :
• Les territoires doivent être considérés comme biens communs de l'humanité.
• Ils sont gérés en tant que tels par les différents états y étant installés.
• Chaque citoyen est "dépositaire", le temps de sa vie, d'une part de territoire "utile ou productif" identique.
Principe de base :
• L'état défini une valeur locative pour chaque parcelle de terrain.
• Chaque citoyen, chaque organisme, chaque entreprise occupant un terrain est redevable d'un loyer auprès de l'état.
• Les recettes sont reversées à chaque citoyen à part égale, de la naissance à la mort.
Application :
• La propriété privée est remplacée par un "droit d'usage privé", ayant une similitude avec la "propriété privée", mais sans possibilité d'héritage, et redevable d'une location (voir à réduire ou supprimer l'impôt foncier) et accessible par le versement d'un "droit d'entrée" entrant également dans le reversement égalitaire.
• Les héritiers ont bien entendu priorité pour la reprise de la propriété, dans la mesure ou ils peuvent en assumer les charges.
• Le tarif de location est établi par l'état de sorte que le versement à chaque citoyen constitue un "viatique" lui permettant de vivre dans un minimum de dignité.
• Compte tenu de ce viatique, un certain nombre d'aides seront supprimées ou fortement réduites : RMI, allocations familiales, allocations logement, bourse étudiant, …
Celui qui occupe un terrain d'habitation "standard" payerait une location, largement compensée par la restitution égalitaire (le surplus venant des gens occupant des terrains de prestige, ou de grande surface, des résidences secondaires, tout comme des locations de terres a rapport, commercial, forestier, agricole, minier, etc.)
Un autre avantage, concernant les friches industrielles, les entreprises "fermées" et appartenant à des groupes ou multinationales est de percevoir des redevances basée sur la valeur productive du terrain, même s'il n'y a plus de production, ou de récupérer le terrain dans les meilleurs délais pour le réutiliser, puisque l'entreprise n'est plus propriétaire du terrain.
L'objectif n'est pas que l'état affecte des appartements en location comme en régime communiste, mais permette à la majorité d'accéder au droit d'usage privé,
La construction devrait également être revue pour que le système soit plus efficace.
Un habitat est censé durer plusieurs générations, alors pourquoi une seule finance la construction ?
La construction devrait être financée également par la collectivité, selon projet du titulaire du "droit d'usage privé", le coût, amorti sur la durée de vie de la construction, faisant l'objet d'un complément de loyer, d'un montant bien plus faible que les coût de crédits sur 20/30 ans.
En final :
• Propriété collective des terres et constructions,
• Viatique permettant de vivre dignement,
• Accès au "droit d'usage privé" accessible à une majorité.
• Projet de construction financé par la collectivité, en contrepartie d'un loyer beaucoup plus modique qu'un crédit.
Par contre, la propriété privée et la succession reste en l'état pour tout bien mobilier.
Je ne pense pas que la première étape soit de définir les moyens,
Ce genre de projet n'est malheureusement pas pour demain,
C'est un changement trop profond du fonctionnement social et économique.
C'est aussi un changement de mentalité important,
En simplifiant,
à l'origine les chefs de guerre se sont octroyé la propriété par conquète
puis la propriété a été celle des princes, seigneurs et de l'Eglise.
par l'argent la bourgeoisie a fini par accéder aussi à la propriété.
avec l'industrialisation, on a fait miroiter au peuple la possibilité pour lui aussi d'accéder à la propriété.
C'est de fait une grande tromperie dont il ne m'étonnerait pas qu'elle soit voulue,
basée sur la cupidité de l'être humain.
Laisser miroiter aux manants qu'ils peuvent aussi s'embourgeoiser
c'est bien la meilleure combine pour qu'ils ne remettent pas en cause le système.
Les colonisateurs on d'ailleurs été bien souvent obligé de "casser" ce principe de propriété communautaire
de civilisations dites "sauvages" pour pouvoir s'accaparer les terres.
(la méthode a été plus radicale avec les amérindiens)
1ère Etape :
Est-ce que le concept est fonctionnel ?
est-ce qu'une société basée sur ce concept assurera durablement un minimum d'égalité entre les hommes ?
est-ce qu'elle garantie la vie de tous avec un minimum de dignité ?
est-ce que cela favorisera la mise en place d'une économie durable, écologique ?
2ème Etape :
La société actuelle allant inexorablement dans le mur,
est-ce que ce concept permettra de l'éviter, ou d'amoindrir le choc, et de redémarrer d'une façon plus saine ?
y a t-il d'autres concepts équivalents ? , meilleurs ?
3ème étape :
si ce concept semble le seul prometteur
a t'on la volonté de le mettre en pratique ?
ou préfère-t-on laisser "pisser" en faisant juste des retouches + ou - importantes sur le système actuel ?
5ème étape (et c'est pas la moindre) :
Convraincre la population qu'ils ne seront jamais riches à la place des riches et que c'est la seule solution pour eux mais surtout pour leurs enfants
6ème étape :
définir les moyens
ce qui peut être mis en place de façon progressive (taxe sur le foncier et l'immobilier pour financer le viatique)
ce qu'il faut "casser" : le principe d'héritage des bien fonciers et immobilier, (possibilité de progressivité)
ce qu'il faut "casser" : la main mise des grands capitaux multinationnaux et autre fonds de pension sur les terres et immeubles à rapport.
définir les oppositions, voir à les indemniser dans une certaine mesure,
etc. ...
En gros, il nous faut racheter au nom de la communauté tout ce qui en toute logique
aurait toujours du rester aux mains de la communauté.
J'y mettrais aussi tous les réseaux : routiers, ferroviaire, d'énergie, de communication (l'exploitation pouvant rester privée, même serait préférable - pas de système communiste).
Je dirai pour finir, que c'est une nécessité absolue si l'on envisage une certaine autharcie,
Sinon le monde des financiers se rattraperait sur la mise à disposition de leurs possession
pour compenser les profits perdu à cause de l'autharcie.